LA VILLE AVANCE

L’interdiction des produits phytosanitaires a conduit à une modification profonde en matière de désherbage de la voirie. Ces produits dits systémiques avaient une grande efficacité en agissant sur l’ensemble de la plante jusqu’à la racine et deux campagnes de deux ou trois semaines au printemps et à l’automne suffisaient à éradiquer les adventices. Des produits alternatifs ont été mis sur le marché : les produits de biocontrôle qui utilisent des mécanismes naturels. Ils agissent par contact et n’éliminent pas complètement la plante. Ils sont plus chers, nécessitent plus de passages et sont donc limités à certains usages comme le désherbage du cimetière et des cours d’écoles.

La ville a choisi de lutter contre les herbes sur la voirie par des moyens mécaniques, en s’équipant d’une désherbeuse motorisée, co-financée par l’agence de l’Eau Seine Normandie et le Conseil régional d’Ile de France, dont l’action est complétée par des interventions de jardiniers à pied. L’herbe est ainsi coupée mais repousse dès que les conditions climatiques sont favorables. Plusieurs interventions sont donc à programmer chaque année en fonction du rendu attendu.

Cette nouvelle pratique s’inscrit dans un changement de perception de l’espace public où la biodiversité trouve sa place. Nous devons apprendre à regarder la ville différemment et accepter la présence d’une végétation spontanée contrôlée dans certains espaces. Et sans aller, comme dans certaines villes, à une obligation, nous n’hésitons pas à inciter chaque riverain à participer à l’action commune en éliminant les herbes folles devant sa propriété.